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Focus : Comment ne pas être inquiet ?

Le Mali, sous la présidence d’IBK ne cesse de donner cette inquiétante image : un bateau ivre qui tangue dangereusement.

Inquiétude. Voici le mot qui revient sans cesse sur toutes les lèvres, notamment sur celles de tous ceux qui sont soucieux du Mali.

Comment ne pas être inquiet face à la dégradation subite de la situation sécuritaire au nord du Mali ? L’inquiétude n’est pas seulement Kidal, une ville qui est toujours occupée par les groupes rebelles. L’inquiétude, c’est aussi cette brusque montée de tension à Gao, avec des manifestations réprimées par les forces onusiennes sous mandat de la MINUSMA. Alors que des bandits armés se baladent, en toute impunité à Kidal, des soldats de la MINUSMA tirent sur des populations civiles à Gao. Le fait est suffisamment grave pour interpeller à la fois les autorités maliennes et l’ONU.

Comment ne pas être inquiet, lorsqu’on apprend qu’un odieux plan de partition du Mali, est déjà au point, à Alger. Reste seulement à y mettre la forme avec une soi-disante autonomie pour Kidal. Ce plan savamment maquillé, serait accompagné par une «décentralisation poussée » pour les régions de Gao et de Tombouctou.

Comment ne pas être inquiet, lorsque des rebelles armés et leurs complices terroristes poussent l’outrecuidance jusqu’à venir narguer les forces armées dans les régions de Mopti et Ségou.

Comment enfin ne pas être inquiet au vu de l’évolution dramatique de la situation sécuritaire au nord et même au sud du pays.

Après tout, l’inquiétude, c’est uniquement et exclusivement pour le Mali. Ce pays des grands empires et des grands hommes (Soundiata Keïta, Sonni Ali Ber, Modibo Keïta…), n’est désormais que l’ombre de lui-même. Il est en train de perdre ses repères par la faute d’un président, plutôt soucieux de son confort que d’honorer les nombreux engagements pris avec le peuple malien. Pendant que nos soldats sont tués à Nampala, Dioura et Ténenkou, il est aux côtés de François Hollande pour l’aider à pleurer les siens. Quand nos populations sont sous les balles de la Minusma à Gao, IBK se baladait à Berlin. Pauvre Mali ! Ton destin t’échappe. L’Algérie avait fait du nord le bastion de ses terroristes. Aujourd’hui, l’ONU voire la Minusma est en passe de légitimer cette « occupation ».

Mais au lieu de tenir un langage de vérité et de sincérité au Président Ibrahim Boubacar Keïta, des affidés du régime sont dans une logique de mensonge. Ils excellent dans la politique de l’autruche. Ils mentent pour faire plaisir au chef et sauvegarder des intérêts.

Au même moment, l’opinion s’interroge : IBK est-il réellement au courant de la réalité du pays ? Le doute est permis. Car en période cruciale où le bateau Mali tangue dangereusement, on continue à entretenir un agenda extérieur fourni avec des voyages (de plaisance) dont nul ne sait la portée, encore moins les retombées pour le Mali.

En effet, le chef de l’Etat revient d’un long voyage (d’une semaine) à Davos, puis à Berlin. Alors que le pays est au bord du précipice. Il se comporte en Président d’un pays normal, alors que le Mali est dans l’abîme. C’est ce comportement du Président IBK, qui, finalement, est la source de nos inquiétudes. De toutes nos inquiétudes.

C.H. Sylla

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