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Cheick Oumar Diallo : un jeune opportuniste politique très amnésique

Le ridicule ne tue pas dans ce pays. C’est au Mali que certains prennent leurs fantasmes pour des réalités. C’est le cas de ce jeune, Cheick Oumar Diallo alias Cod, président des jeunes du parti Adp-Mali, qui ne se limite pas seulement à confondre vitesse et précipitation, mais fait des cauchemars en lieu et place des rêves.

Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre d’hivernage. Cette assertion, Cheick Diallo la tellement trop compris qu’il ne lésine sur aucun moyen pour parvenir à ses fins. Celles de se voir confier des responsabilités dans ce pays. A la différence d’autres jeunes persévérants et patients qui ont bâti leur carrière sur des vraies valeurs et des compétences avérées, COD a décidé, lui, de prendre l’ascenseur. Car pour lui, la vie est un jeu de PlayStation.

Pour se faire, il ne lésine pas sur les moyens financiers que son mentor, sulfureux homme d’affaires cité dans plusieurs dossiers lugubres au Mali et ailleurs, Aliou Boubacar Diallo, met à sa disposition. Obnubilé par ce piédestal et son dessein inavoué, il va jusqu’à défier le président du parti. Et s’en est sorti indemne de cette confrontation qui dans d’autres partis lui aurait valu la radiation pure et simple. Bon comme on est à l’Adp-Mali où tout le monde sait comment ça se passe. Ce parti qui malgré sa reconnaissance légale dans les registres de l’administration territoriale fonctionne beaucoup plus aux allures d’un Groupement d’intérêt économique (GIE) sans ligne de conduite et sans conviction aucune. Ici, de l’opposition radicale à la majorité fanfaronne, il n’y a qu’un pas.

Depuis l’arrivée de son parti dans la majorité présidentielle, COD et les siens qui attendent désespérément un poste dans l’exécutif sont devenus plus royalistes que le roi lui-même. Si son mentor élu à Kayes, à la faveur d’élections très contestées dans le pays, cherche vaille que vaille une place à l’ombre pour ne pas se présenter devant la justice, COD lui semble ne rien comprendre des enjeux de la création du parti politique mi figue mi raisin. Le jeune dépassé par les événements tente adviendra que pourra de se donner un peu de contenance. En cela, Cheick devient même amnésique, au point d’oublier ses propos d’hier. Certains observateurs de la scène politique à l’image de Mahamadou Sidibé sur maliweb.net : « Ah bon jeune Diallo rappelle-toi de ce que tu disais de ce même régime en 2016. L’idiot du village comprendrait que ta formation politique est en passe d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Pèse tes mots, jeune, sinon en 1991 tu n’avais pas atteint la majorité. ». Ou de Seydou Tangara qui enfonce le clou sur la même plateforme : « Merci Mr Sidibé Mahamadou pas plus de commentaires au-delà. COD c’est des genres de personnes qui ont la mémoire courte, une vision qui ne dépasse pas le bout de leur nez. Avec quelque chose sous la dent, il faut raisonner autrement à l’image de son mentor… aussi mais que les gens ne connaissent pas encore. »

Ces deux ont trouvé les mots justes pour lui rafraîchir la mémoire, suite à des propos que le jeune COD, faisant fi de l’honneur et la dignité dans la parole, a lancé sur les antennes de la télévision Africable, le jeudi soir. Cheick Diallo dans une démarche insultante et dégradante a tenté de jouer les fanfarons d’un régime au crépuscule de son règne. Par des mots inavouables, il qualifie l’opposition de radicale.

Les réactions de ces observateurs en disent long sur le comportement de ce jeune plus visible que son parti en manque de visibilité et de lisibilité. Bamako est pleine de ses posters pour souhaiter bonne chance aux candidats désignés du parti qui ont eu le courage politique et moral de se présenter aux législatives dernières. En effet, craignant une déculottée imminente, alors même qu’il a annoncé sa candidature, COD pour des raisons évidentes l’a retirée. Au lieu de se cacher et tenter de sauver le peu de ce qui lui reste de ce que l’Homme a de plus précieux, il s’affiche toute honte bue pour tenter de justifier ce manque de courage jamais égalé en politique malienne.

Incapable de réunir et consolider la jeunesse du parti à lui confier, COD accuse des démissions de taille dont la dernière en date est celle de la section jeune de Magnambougou. Il ne mettra pas de temps à être le gardien d’un temple vide.

Aujourd’hui, devenu plus royaliste que le roi lui-même, il fait feu de tout bois pour tenter de montrer la tête, comme pour dire : « Je suis là aussi hein. Je vous défends même contre mes alliés d’hier. Au cas où, il y aurait des strapontins, même un poste de chargé de mission me convient. »

Notre apprenti politicien qui pense comme son mentor que l’argent peut faire la politique, va bientôt comprendre que dans ce secteur  « il va falloir apparaitre avant d’être. »

Opportunisme politique quand tu nous tiens.

Dieu veille !

A suivre.

Harber MAIGA