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OBSERVATIONS ÉLECTORALES : le Mali à la croisée des chemins

A l’heure des élections sur le continent , notre pays prend part à leur suivi. Sauf que les récentes décisions du CNT pourraient changer la donne. 

La tenue de scrutins dédiés aux votes , mobilise certains acteurs venus de l’étranger. Un exercice auquel le Mali est parfois présent via des entités comme l’OIF où l’ex ministre Moustapha Dicko fut aperçu au Niger. Idem pour l’ancien Premier Ministre Modibo Sidibé parti en Centrafrique pour l’Union africaine.

A cet exercice , les élus nationaux prennent part au compte des entités de la CEDEAO ou de l’Union Africaine. Il nous revient que certains membres de la défunte législature étaient actifs aux joutes électorales hors des frontières. C’est du moins , ce que rapportent des sources proches des acteurs électoraux de la sous-région. Bien que l’Assemblée nationale fût dissoute, il fut signifié aux députés concernés qu’ils avaient faculté à observer les élections.

On comprend mieux pourquoi le Collectif de la législature démise par IBK, le disait haut et fort : ne seront acceptés que des députés élus auprès des instances internationales. La Cour Constitutionnelle sera légèrement allée dans leur logique en réfutant le statut de députés aux Honorables Conseillers du CNT.  Avec le covid 19, les activités se font de façon virtuelle malgré une récente réunion délocalisée.

Seulement , l’organe législatif de la Transition vient de mettre en place son bureau composé d’un directoire de 15 membres ; Au passage , il désignera les élus qui iront siéger dans les Parlements communautaires. D’office , il s’agit là de la fin de mission des parlementaires impliqués dans les élections encours. La décision a-t-elle été murement réfléchie quand on sait que les Conseillers n’ont pas été élus via des législatives ?

Concernant les actuels commissaires du Mali , leur mandat continuerait de courir. On y verra plus clair dans les mois à venir après recoupements auprès du CNT pour savoir si le Mali est out des observations électorales durant la Transition.

Reste que pour l’heure , un bicéphalisme a pris forme et les acteurs concernés ne tarderont pas à se départager. Malheur à ceux qui feront de l’usurpation d’identité !